



Bibi à Bombay Jour 1
Les vols sur Dehli étaient surbookés sur 2 jours et après une première tentative de départ qui m’a laissé sur le sol de Paris, j’ai décidé de changer de destination et d’atterrir 1500km plus au sud à MUMBAI (Bombay).
Une fois sur le sol indien un seul nom résonne dans le micro diffuseur de l’aéroport dans un accent improbable et c’est le mien... aïe, mais que se passe t il? Rien, mes affaires n’ont tout simplement pas voulu quitter Paris, je rentre bredouille à mon hôtel avec mes affaires qui me collent à la peau.
Chaleur moite sur la ville qui vient de se faire rincer...un charmant homme de la classe affaire m’a donné le contact d’un hôtel dans Bombay, un chauffeur allait venir me récupérer...sortie agitée à l’africaine, cohue des taxis qui proposent des services en tout genre...on est dans le bain comme en Afrique, les voitures ne roulent pas mais circulent en s’évitant assez miraculeusement sans trop s’échauffer...
La nuit calme les ardeurs et fluidifie un trafic de nature compacte de jour!
Slalom entre les chiens, hommes, rickshaws, vélos avec ses klaxons de voitures actionnés à chaque coup de volant.. imaginez la sympho-cacophonie ...Bombay s’endort et moi avec.
Bombay se réveille avec 3h30 de décalage...petit déjeuner......je prends ce qu’on me propose une omelette/ pain et thé...je mets ce bout d’œuf dans la bouche et c’est le volcan...le piment fait son entrée en scène, BIENVENUE au pays!!
Bombay et ses marchands, ses enfants dans la rue, ses diseurs de bonne aventure qui vous assurent-je-vous-jure-que -je-ne-veux-pas-d-argent mais qui attendent le petit billet Gandhi, ses taxis tels des abeilles noires et jaunes, ses taxi- motos à trois roues qui débarquent dans tous les sens, ses femmes à la démarche chaloupée dans leurs saris de milles couleurs, ses bâtiments de style colonial anglais que le temps fait trépasser...tout se mélange.
Petit shopping en ville pour achat de quelques vêtements et au passage petite culotte salvatrice le temps que mes affaires arrivent, et tour de la ville..Je croise sur ma route deux français qui se dirigent vers le sud..Ils étaient accompagné d’un guide alcoolique insupportable qui dictait les endroits où aller..ca m’a fatigué et je les ai laissés.
Je ne sais pas encore si je bouge vers les terres du Sud ou du Nord ou de l’Est, ( peux pas aller à l’ Ouest...y’a l eau.. la mer d’Oman. Pour l’heure mon cœur balance.
Je dirai même que Mon cœur tangue et vascille quand je vois les distances vertigineuses entre chaque ville...Le temps revêt alors un aspect différent ...les villes qui m'intéressent sont respectivement éloignées de minimum 12h à 40h de train/bus selon les envies...cela laisse rêveur non?? L’expression « je me tâte » prend toute sa saveur.. car après un tel périple, il faut bien se remettre le cul en place :)) !
Je laisserai donc vaquer ma réflexion après un bon Bollywood sur-acidulé d’un kitch émouvant ce soir au cinéma. La pop Indie Bollywood vaut bien le détour avec cet étalage de bellâtres aux dents blanches et cheveux gominés enlaçant en dansant et chantant ô sans jamais embrasser leurs dulcinées timorées aux cheveux longs d’ébène!! ca va être bon...3h!
Pour l’heure les amis je vous quitte, la clim’ de cette salle va me bloquer les sinus et me provoquer un choc anaphylactique quand je vais retrouver les 35 degrés humides de la rue...on se met à luire et dégouliner sans même lever le petit doigt..un charme sans faille. on aimerait alors se promener avec une belle serviette de bain dans son sac à main de fille!
Les sièges en moumoutte des taxis ou en version skaï est un aussi vrai régal pour faire macérer le derrière dans les embouteillages bombayiens! un pur délice!
Sorry mais il n’y a pas d’accent sur le clavier ...c’est bien la seule chose sans accent ici!!!
je vous embrasse,
à bientôt!
matomswé, matom, sabine, bibi...
Bibi à BOMBAY le jour d’après …
Mon premier Bollywood....
Ca y est! je suis allée voir mon premier Bollywood au Regal Theater à Colaba ; « Kismat Konnection » en hindi (c’est mieux pour comprendre!!)
Avant le début du film, une image du drapeau flottant dans le vent s’affiche et tout le monde se lève d’un seul homme pour l’hymne de l’Inde que tous chantent, à la fin un homme hurle un mot du style : Vive l’Inde!!
On peut lâcher la garde, la séance va commencer!
C’était comme je l’attendais, un sound system multi dolby surround de 5000 watt avec des sub basse qui ont fait trembler mes ovaires et provoqué une chute d’organes!!!!
L’histoire: (les scénaristes d’ AB production n’ont qu’ à bien se tenir)
SYNOPSIS; Un jeune homme Latin lover version indie, architecte beau-gosse-loser-friqué cherche un contrat auprès d’ un riche monsieur qui veut construire un centre commercial, mais dedans, une jolie fille travaille dans un centre pour « seniors » qui va être détruit si le projet se réalise...mais les deux jeunes gens ne savent pas que l’un et l’autre sont impliqués dans ces projets opposés mais ne cessent de se rencontrer « par hasard » au moins toutes les 5 min et par là même tombent amoureux sans le savoir ... ca prend du temps en Inde! voila pour l histoire...non non je vous assure je n’ ai rien oublié!
Détails cinématographiques;
Lorsqu’une scène d’une intensité dramatique émotionnelle arrive, une orchestration peplumesque se met en branle et là tous les boyaux vibrent tellement que la musique est forte...viennent ensuite les phases de séduction ou tout d’un coup ils se mettent à chanter en pleine rue et comme par magie il y a des myriades de personnes qui se mettent à faire des chorégraphies à faire pâlir de jalousie Cristina Aguilera ou Janet Jackson réunies.
Il n’y a pas un pet d’air dans la ville mais ces beaux jeunes et filles aux ventres écran plasma ont Toujours les cheveux In the wind...Ah oui.. les ventilos sont des figurants de taille dans le Bollywood.
Drame;
Le jeune homme aime la jeune fille aux cheveux d’ébène mais celle-ci va se marier avec un vilain monsieur pas gentil qui la trompe avec une grande blonde platine. Le jeune homme est triste de voir partir la femme qu’il aime qu’ elle même ne se rend même pas encore compte qu’ elle est déjà amoureuse...wowwwww, quelle intrigue ! on trépigne d impatience!
Entracte au bout d’une heure 30 de film en hindi je le rappelle...j’ai beau me concentrer je ne saisis pas toute la quintessence des dialogues !
Reprise du film...
L’intrigue aurait pu tenir dans le format du journal de M6 : 6 min..mais mes amis Bollywoodiens aiment le long métrage. 3h.
Re chorégraphie sur des tubes Pop/ R n B / rap indien dans des tenues hyper fashion à faire pâlir la descendance des Iglesias...flirt sans jamais embrasser, regards de braise! ouh la la quelle ambiance! fin du film, je cours dormir!
Hôtel de rêve où j’ai cru mourir de froid...le « White Pearl hôtel » toujours des noms qui claquent! il fait 40 degrés humide dehors et j’ai dû dormir en sous pull et chaussettes dans une chambre frigo aux murs en papier.. nuit de rêve! à chaque fois qu’ une personne parlait, j' avais l impression qu’ elle était dans ma chambre..grelot toute la nuit.
Hier j’ai décidé de partir à la recherche d’un maitre de tabla et de chant indien et j’en ai trouvé un à Vila Parle dans la banlieue nord de Bombay... il m’a présenté son école, sa famille, j’ai assisté a un cours, c’est top! ils m’ont fait un programme à la carte! après mes 10 jours au Rajasthan, je reviens chez eux pour une semaine intensive yeeeeeeeeees!!
Les Trains…
On ne peut venir en Inde sans tester les trains qui ne sont pas mixtes. les trains des hommes sont une version boite de sardines avec grappes d hommes qui débordent de partout collés les uns aux autres...la dernière fois que j’avais vu un tel spectacle c’était lorsque j’habitais à Kawasaki dans la banlieue de Tokyo avec les fameux pousseurs qui mettent des coups dans le dos pour pousser les fesses et fermer les portes, ici pas de porte et pas de pousseurs !!
Le train des femmes est plus soft, elles sont la toutes habillées de leurs Saris chatoyants. Un seul homme à bord vend des kikis pour les cheveux qu’elles achètent toutes...pour ma part, c’est râpé, j’ai plus de cheveux !!! on me dévisage, me sourit, en se cachant derrière les banquettes...je suis la seule étrangère dans le wagon.
Mes amies les puces…
Changement d’hôtel...nuit émouvante, ou j’ai lutté tongue au poing avec des puces qui venaient faire mumuse sur mon corps...et grimpaient au mur, montaient dans mon sac!! où est donc passé mon Baygon rouge jaune vert bleu??? ahhhhhhhh à l aide! y en avait de partout dans ma cellule lilliputienne. Quelle émouvante impression d’en sentir partout et que ca gratouille.
Chaleur équatoriale ou j’infusais dans mon 4m2... j avais l’impression de purger une peine d’un acte pas encre commis! Je crois que le luxe a du bon parfois non?!!! nuit blanche, on verra ce soir!
Ca y est, je viens de me décider sur mon parcours, je vais dans le nord...les destinations du sud sont plus des trips Plages et palmier et pour ma part, je ne me sens pas l’envie d’aller me faire toaster côté pile et côte face, je m’envole pour la Rajasthan!! je fais option luxe car les 16h de train ne me font pas rire du tout.
Destination Jaipur la capitale du Rajasthan, puis je file à Agra pour aller voir le majestueux Taj Mahal et ses environs à 5h30 de route , puis je redescends sur Ajmer à 8h de route vers le sud. je stationne la bas pour ensuite aller dans les environs de Pushkar, puis je redescends encore à Jodhpur et Udaipur pour y rester 4 jours et aller voir les alentours. Retour à Bombai pour ma semaine musique au son des tabla, tanbura, harmonium et chant trad indien.
Pour l’heure mes amis, je m’en vais préparer mon périple et réserver mes hôtels avec l’option SANS PUCES!!, trains et avions
DES BISOUS
sabine, bibi, matom, matomswe
Bibi à jaipur, Agra, Ajmer, Pushkar, Jodhpur..
Dimanche 3 aout 2008.
JAIPUR ( Rajasthan)
Abdul qui travaille pour l hôtel me propose de me faire faire un tour de la ville pour la journée.
Donner ou ne pas donner….
Etrange ressenti parfois face à certaines situations : je suis en face du palais sur l eau, Water Palace à Jaipur quand une femme, son enfant dans les bras et sa fille en tenue de scène me tirent par le bras. « Cheese, photo cheese, rajasthanie girls, photos » en faisant un sourire forcé en prenant la pause pour que je les photographie en échange de quelques roupies. Je ne voulais pas contribuer à cette mise en scène. Ne voulant pas prendre de photos, elle se fait plus insistante et collante. Phase 2, elle me montre les fesses de son bébé plein d’érythèmes fessiers.
Donner, ne pas donner, on se sent en porte a faux. Je me suis abstenue.
Je suis en face de l’Hawa Mahal, une magnifique façade ornée couleur ocre dans une rue marchande, pleines d’étales de fruits et légumes. Un jeune homme du nom de Ajay vient m’aborder. Il porte des lunettes noires qu’il enlève en me parlant. Ouhhh, des yeux de fou !! un mélange de bleu profond teinté d’un léger vert. Allant à l’encontre de toutes les conventions de bienséances, je n’ai pu m’empêcher de lui dire « t’as d’beaux yeux tu sais ». Il me répond qu’il ne les aime pas car il est exclu des siens à cause de leurs couleurs hors normes en Inde. Les hommes en ont peur. Il porte des lunettes H 24 pour se cacher du regard noir réprobateur de ses confrères qui lui prêtent des pouvoirs maléfiques. Il n’a pas d’amis et aime alors venir discuter quelques instants avec des étrangers quand il en croise. Nous avons échangé pendant que j’achetais mes petites marionnettes et j’ai continué ma route..
Ode au bus 4710…
Prendre un bus couleur local est en soit tout un voyage. Je dois quitter Jaipur par le bus 4710 de 17h pour atteindre Agra à 23h.
On sait à quelle heure on part, mais pas toujours quand on arrive…
Circulation entravée par un camion renversé au pneu crevé transportant du marbre, le flan couché sur le côté…( il n’est pas rendu celui la!), un bus tentant un demi tour sur une voie etc…
Le bus 4710 a vécu et transpire les siècles. O bus antique, digne gardien d’empreintes fessières et de transpirations tantôt âpres, acides et/ou de hyènes! O bus mythique, tu vrombis et roule encore, animé par le miracle d’une mécanique ancestrale. Les réminiscences des miasmes passés et présents se mélangent alors dans un délicieux ballet olfactif qui met mes narines en alerte, les laissant ébahies, dubitatives, fermées, interloquées ou tout à la fois.!
Toutes fenêtres ouvertes, je mets ma tête à l’extérieur pour trouver la fraîcheur. Bientôt la pluie salvatrice apporte son lot de fraîcheur et de courant d air.
A bord de cet attelage digne du musée de l’automobile, les passagers invisibles… en effet, les sièges sont habités par des passagers sans billets, voyageant de corps à corps…ce sont nos amis les acariens, puces tics et parents proches. Les puces ont encore œuvré à bord cette fois ci. Arrivée à l’hôtel je fais le recensement corporel des exactions ..plus de 100 piqures sur mon corps, je me transforme en bulbe géant…j’aurai du changer mon deo et le troquer contre du Baygon jaune parfum orchidée…
Mon voisin du bus 4710
Mon voisin semblait être sous l’emprise d’effet de valium + alcool! En 6h de route je l’ai vu ouvrir 3 fois les yeux et la bouche. 2 fois pour téléphoner en hurlant et une fois pour m’insulter je crois. En effet, dans son sommeil, il avait les mains baladeuses. Je comptais en me disant que si sa main me touchait encore, mon poing allait aussi « malencontreusement » lui tomber sur le coin de la bouche. Lorsque j’ai repoussé sa main avant l’attaque, il m’a parlé dans une langue inconnue et nous avons fait un petit dialogue de sourd qui a eu le bénéfice de fonctionner.
Aux baroudeurs New Generation
Lundi 4 aout, Agra
7h30 du matin, la tête pleine de sommeil, je suis réveillée pas des voyageurs spagnolo qui parlaient d’un bon volume.
Ma tête retombe et j émerge au son des confrères frenchies.
Il est donc révolu le temps des baroudeurs aux cheveux longs filasses, à la barbe de 4 jours piquante comme une éponge spontex, le sac à dos érodé et la SJTT (Sandale-Jésus cuir Tout Terrain). Place à la New Generation!!
Oh que je les aime mes amis vétérans juvéniles du voyage, voyageurs aux dents de lait, ces 88ards au teint halé, voyageurs long-courrier qui au petit déjeuner s’empressent de narrer leurs aventures Indiana Jones-ques. Aventuriers de première heure qui se targuent d’avoir ` FAIT` telle ou telle région. « FAIRE une ville » ca m’amuse de toujours entendre cette expression dans la bouche des personnes qui voyagent.. j’ai « fait » Agra, puis j’ai fait « New Delhi »…t’as « fait » quoi toi ??
Discussion dans le désordre
- `Oh wouais euh, chui déchiré, on n’a pas dormi de la nuit. On vient d’arriver et on a passé la nuit dans le train, on arrive de Delhi, j’te raconte pas la galèreuuuu…`
- `et toi, tu vas où? On veut aller à Bénarès mais on a un pote qui a eu des soucis là-bas, il parait que ca craint…` ah ouais???
- ` ouais et moi, je veux quitter l’Uttar Pradesh pour aller à la frontière du Pakistan, mais c’est galère pour les visas…` fais gaffe hein, donne JAMAIS ton passeport hein…
Allez!! Trève de blabla !! Il est temps que je parte, je prends mon rickshaw pour aller à mon rendez vous avec le TAJ MAHAL!!!
Grandeur, splendeur et volupté…
Me voila devant le Majestueux Taj Mahal d’un blanc immaculé, ce mausolée Moghol alliant finesse, grandeur, folie et amour passionnel de l’empereur Shah Jahan qui l’a fait construire pour accueillir le corps de sa seconde épouse Mumtaz Mahal morte en couche de son 14eme enfant en 1631…La mort de sa femme brisa le Cœur de celui ci. 20000 personnes ont œuvré pour cet édifice qui a été terminé en 1653..
Entre grandiloquence, démesure, splendeur et beauté, je me retire en paix.
Voir le Taj Mahal et mourir! Euhhhhhhhh, pas tout d`suite, si `ous plait…euhhh demain j’ai piscine!!!
Au delà du Taj et de son monopolistique mausolée, on y voit ses rues tortueuses congestionnées par : les vaches anorexiques rêveuses flanquées en plein milieu d’une route à une voie, ses chiens errants galeux, ses singes voleurs d étales, ses mufles nonchalants, ses velo-rickshaws exténués, ses motos pétaradantes dont les casques protègent plus souvent les coudes et rétroviseurs que les cerveaux, ses mimi-camions surchargés aux pots catalytiques en mal de RTT, ses enfilades de minuscules échoppes et étales, ses habitants pratiquant le co-rickshaw-age à tout va, le Fort couleur Ocre… Sur les rives on aperçoit les tanneurs faisant sécher leurs tissus multicolores, les mufles nageant en rangs serrés au long de la berge, le tout dans un bruit assourdissant, une fumée opaque dans une exquise moiteur.
Ce sont ces vendeurs de tout et de rien, ces guides polyglottes. Le dernier à être venu m’alpaguer m’a vanté ses connaissances de 15 langues étrangères…oh!!!! Quel exploit !
Moment de quiétude sous les arcades de l’imposant Fort Moghol ocre d Agra , dont l’éclat est éclipsé par sa voisine star..le Taj Mahal.
Je continuerai mes déambulations dans l' agitation des marchés populaires du Sadar Bazaar, me frotter aux regards inquisiteurs, à répondre mécaniquement aux incessants « where are you from ??».
J’aime à me laisser perdre dans les dédales et tourbillons, regarder ses hommes et femmes se mouvoir, se frôler, télescoper, s’immobiliser.
Point de répit, le temps peut bien attendre le coucher de soleil sur la cité.
Conduire en Inde…
Nos amis British qui ne font jamais rien comme les autres, ont laissé une empreinte durable dans leur ex-colonie en autre la conduite à gauche. Par un merveilleux brassage et métissage culturel, les Indiens ont opté pour la voie du milieu. Ni tout à fait à droite, ni tout à fait à gauche, mais à droiChe et à gauTe, sur les bords et au milieu. Il est surprenant dans un tel méli-mélo et tours de passe-passe de ne pas voir plus d’entrechocs et de voir que de fous courageux achètent encore des voitures neuves!
Mardi 5 août 2008,
Je prends un bus de nuit pour quitter Agra dans l’Uttar Pradesh pour me rendre à Ajmer dans le Rajasthan à 10h de route. Je suis dans un bus, couleur locale…en bas les sièges inclinables, en haut les couchettes dans lesquels s’ entassent des familles entières, des volumineux sacs bouchent tout accès, ca fume, ca rote, ca crie, les enfants sautent en criant d’une banquette à l’autre… Mama mia, dire que le voyage dure 10h… en haut, au dessus de moi, un paysan mâche sa chique…quoi de plus naturel que de la cracher dans l’allée, sans sourciller…le bus démarre, la pluie mousson s’abat sur la ville, il pleut dehors.. mais aussi dedans..le goutte à goutte me lave partiellement le bras, je sens que je vais passer une bonne nuit!!! 7h du matin, Amit de l’hôtel vient me récupérer en moto à la gare alors que je suis envahie par des conducteurs de rickshaws qui s’agglutinent autour de moi les yeux ronds comme des billes à me proposer de m’emmener. Amit me récupère..Havre de paix, douche salvatrice, je pars vers Pushkar à 11km. J’aime beaucoup cette ville et son lac aux 52 Ghats devant lesquels les fidèles viennent faire leurs offrandes. On ne manque pas de se faire alpaguer pour faire une prière et offrande! Des simili prêtres sans vergogne savant à souhait extirper des roupies en promettant bonheur et chance pour toute la descendance! On repart avec le petit bracelet, la poudre rouge sur le front et les grains de riz et quelques roupies en moins!
J’ai fait la connaissance de Birju et de son école de musique, la Saraswati music school et je lui ai acheté mes tabla. Le lendemain, j’ai voulu aller visiter Ajmer , mais c’était difficile, je n’arrivais pas à me repérer, tout était écrit en Hindi et personne ne parlait anglais, difficile de me situer…j’ai boudé la ville pour retourner à Pushkar ou j’avais mes repères. Je suis arrivée tard à l hôtel où le personnel était très curieux de tous mes faits et gestes. Le fait d’être une femme seule a suscité un instinct de protection dans la gente masculine rencontrée sur la route!
Mon check out fini, Amit me raccompagne à la gare routière pour prendre un bus pour Jodhpur … à 6h de route à l’ouest. Autre bus couleur locale, 22h30, seule femme à bord…
Bus bondé, odeur de male/hyène en version concentrée. Mélange de transpiration et chaussettes en mal de lessive. Plus les chaussettes sont odorantes, plus ils étalent leurs jambes pour en faire bénéficier les passagers voisins. Maintenant je le sais, mon trépas est pour ce soir!!!!. Un passager a laissé sa fenêtre ouverte, cela donnait l’impression de rouler en décapotable toute la nuit. Le chauffeur roulait à toute bombe en se rabattant eu dernier moment quand un camion était en face sur la même voie…non, je ne veux pas voir!!!
3h du matin, on arrive à destination, avec une heure d’avance…au secours, j’avais dit à Arif de l’hôtel de Jodhpur de venir me récupérer à 4h du matin. je l’appelle …je suis entourée de PLEINS d’hommes qui me regardent et me parlent!! « Viens VITE me chercher please !! »..5min plus tard, il arrive. Parfait!! Quel sens du service ce jeune homme !
Ruelles étroites, comme la cour des Miracles, vaches au milieu, on atteint l’hôtel, vieil et charmant Haveli de toute beauté…
Mercredi 6 août 2008
JODHPUR et la cité des Maharajahs
Il fait bon et frais, je pars dans les hauteurs visiter le sublime fort de Mehrangarh, l’Umaid Bhawan Palace et le palais du Maharajah de Jodhpur.
La cité est entourée de forteresse dans un paysage vallonné. La vielle ville est teintée de bleu. J’aime beaucoup cette ville.
Le soleil se couche, je vais aller manger…
Des bisous à tous
Matom, matomswe, sabine, bibi
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